Q et R sur Patriotisme et Islamisme, et l'après 29 mai

Par LSA Oulahbib

Q : Les islamistes ayant laissé croupir "Florence et Hussein" durant 5 mois dans le "noir" d'une "cave" sont-ils des "patriotes" comme le prétend "Hussein" dans une interview du Monde (14 juin) ?

R : Bien sûr que non. Islamisme et patriotisme sont antinomiques pour tout islamiste, au-delà de son obédience, puisque le premier terme est le seul patriotisme reconnu par eux. "Hussein" véhicule donc un vilain mensonge. Si ces islamistes étaient patriotes, ils auraient intégré le processus politique, qui est par ailleurs le seul moyen permettant de lever la limitation de souveraineté actuelle. Mais Hussein ne fait que répéter ce que le Quai d'Orsay anonne sans se rendre compte qu'il a tort sur toute la ligne !

Devant de tels agneaux franco-français les loups islamistes ne cherchent pas de solutions négociées (pour paraphraser un excellent dessin dans le Point de cette semaine : (page 27), et se vantent même d'en choper quelques-uns en le justifiant évidemment par les frais en bombes humaines et autres gentillesses télécommandables. Les rançons servent ainsi à financer la "résistance" alors qu'il s'agit en réalité d'alimenter la guerre islamiste qui continue à puiser son vivier jusqu'en Espagne, malgré les cris d'orfraie de Zapatero, sans doute étonné que son départ d'Irak ne ralentit pas mais accélère l'implication de l'Espagne dans l'imaginaire islamiste...

Q : Les causes du 29 mai commencent-elles à être analysées par les responsables politiques du oui en France ?

R : Il semble bien que non. Ce qui ne veut pas dire que j'en ai à la pelle des causes plausibles dans mon chapeau pointu (d'autant que j'ai voté oui...). Mais au fur et à mesure de mes circonvolutions et autres pérégrinations, je m'aperçois que certains partisans du non n'ont pas tort de souligner qu'il existe un sentiment de dépossession, d'un touche à tout de la bureaucratie européenne qui applique le principe de subsidiarité à l'envers : au lieu de s'occuper uniquement des affaires qui dépassent les capacités des individus des régions et des Etats, cette bureaucratie s'est mise à régenter tout ce que ces trois corps pouvaient fort bien gérer.

Une certaine conception souterraine du vivre-ensemble allant jusqu'à mesurer la composition des fromages des filets de pêche, et de la réalité des champs, s'est soudain déréglée en ne proposant même pas d'en débattre mais en l'affirmant de façon hautaine et sans discussion.

Cette cause, là, je l'avais bien vu, mais sous-estimé, sans doute parce que je pensais qu'à terme ces errements s'estomperaient lorsque le Parlement européen aurait plus de poids qu'aujourd'hui. Mais je me trompais, et j'aurai dû me fier à cette discussion que j'eus à l'époque de Maastricht avec une jeune fille de 17 ans m'ayant avoué qu'avec 18 ans elle aurait voté non parce qu'elle ne voyait pas ce que l'Europe lui apportait sinon une inquiétude de plus en plus lancinante sur son appartenance au groupe "France". Or, c'est précisément lorsque l'on est jeune que l'on se pose avec une grande acuité et passion ce genre d'interrogations.

Ces considérations ne sont sans doute pas les seules, surtout pour le non hollandais qui s'est aperçu lui-même dans le miroir déformé du Traité, par exemple sa tolérance molle envers les ennemis les plus résolus des libertés de penser et d'entreprendre, au fondement pourtant de l'esprit européen devenu aujourd'hui aussi universel que le fut en son temps l'électricité, et qui, aujourd'hui, est tenu comme excellent bouc-émissaire de tout ce qui ne va pas dans le monde.

Mais ces considérations tentent tout de même de retracer qu'il ne suffira pas de montrer le chômage comme cause première du manque d'amour pour le Traité, si l'on n'admet pas que c'est bien plus les errements franco-germano-italiens en matière d'analyse objective des fondements de l'économie (+ les excès de puissance de certains affairismes) qui expliquent certainement mieux le marasme dans ces pays que la concurrence "sauvage" du vilain plombier polonais. Les irlandais, espagnols et portugais apparaissaient aussi comme des menaces : dix ans après les coûts salariaux, hors charges et taxes, s'équilibrent. Ce qui implique une mise à plat, mais aussi une ouverture audacieuse de l'esprit public en France pour enfin poser la question de la Réforme sans que des anathèmes soient immédiatement agités par ceux-là même qui ont tout intérêt au status quo (plutôt qu'à la crise...).

Il faudrait que les Etats laissent tranquilles la singularité des nations et des individus pour se consacrer à leur réelle fonction: celle de les aider à vivre libres et prospères, au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues.

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